Le pied est depuis la mythologie, associé à la fécondité et la reproduction. C'est un symbole majeur d'union érotique, donc un organe éminemment désirable.
Chainettes, tatouages et vernis à ongles sont monnaie courante mais, dans la mise en scène des séductions et excitations du désir mâle, c'est bien évidemment la chaussure qui joue le rôle majeur.
D'où son incroyable détournement de fonction et le renouvellement permanent de la mode pour cet objet qui, utilitairement, n'a absolument pas besoin de toutes ces variétés de formes, fentes, talons, languettes, boucles, lacets, boutons, lanières, couleurs, etc...

On notera notamment que la plupart des chaussures, hormis les sandales et quelques variantes hors catégories, se terminent depuis toujours par des bouts plus ou moins pointus allongés devant vers le milieu, ce qui ne correspond absolument pas à la forme naturelle des pieds de l'espèce humaine.
De l'avis de beaucoup d'hommes, l'escarpin classique reste la chaussure la plus érotique qui ait jamais été créée par l'humanité, celle qui concentre au mieux tous les attributs nécessaires à la fascination du mâle et à la provocation de pulsions émotionnelles liées inconsciemment au pied depuis la nuit des temps.
Le succès de l'escarpin vient apparemment de leur façon perverse d' exhiber le pied tout en faisant semblant de le cacher.
Les stylistes et créateurs bottiers parlent d'ailleurs de "décolleté" de la chaussure. Un demi-nu follement excitant pour les hommes.

Le fétichisme du pied et de la chaussure étant apparemment le plus répandu des fétichismes. Il touche à divers degrés, parfois certains jusqu'à la fixation, une large partie de la population.
Quel bébé n'a jamais eu la plante des petons chatouillée ?
Quels amants ne se sont jamais caressés avec ces pieds dont les milliers de terminaisons nerveuses forment l'une des zones les plus érogènes du corps ?
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